Alphabet chinois

Alphabet chinois

La prononciation est l’une des premières étapes cruciales pour apprendre le chinois. En tant que professeur, j’ai souvent constaté que la maîtrise de la phonétique chinoise dès le début facilite grandement la progression des étudiants.


Un des aspects les plus déroutants du chinois, est que c’est une langue tonale. Un ton est une variation du niveau de la voix, qui peut ainsi monter ou descendre. En français, les tons sont utilisés pour marquer une interrogation, une exclamation, etc.

En chinois, le ton d’un mot change le sens du mot. Utiliser le mauvais ton, c’est utiliser le mauvais mot.


Par exemple, sur le son « ma », au premier ton « mā » signifie « maman », tandis qu’au troisième ton « mǎ » signifie « cheval ».

Il y a 4 tons de base qui peuvent s’appliquer sur n’importe quelle syllabe. Maîtriser la bonne prononciation demande un peu de travail, et c’est le rôle du professeur de corriger petit à petit les erreurs de tonalité. 


Certains sons en chinois sont uniques et peuvent parfois être difficiles à maîtriser pour les francophones, car la langue doit se positionner de façon peut habituelle par rapport au français. L’expression orale est au cœur de l’apprentissage chez TopChinois, car savoir utiliser correctement les tons est une condition indispensable pour bien vous faire comprendre par les natifs.

5 étapes pour améliorer votre pinyin chinois

Si la langue chinoise n’est pas si compliquée que beaucoup l’affirment, elle comporte cependant quelques difficultés pour les francophones ; la prononciation en est une. Savoir parler chinois, ce n‘est pas uniquement connaître des mots et former des phrases, c’est aussi savoir bien prononcer afin d’être bien compris.

L’objectif pour quelqu’un qui se lance dans l’apprentissage du chinois, ce n’est pas d’avoir une prononciation parfaite, c’est quelque chose qui prend du temps et qui se travaille progressivement. C’est d’ailleurs valable dans n’importe quelle langue étrangère.

Mais ne pensez pas non plus qu’avoir une bonne prononciation est quelque chose d’inné, qui va arriver tout seul. Au contraire, cela se travaille.


Évaluer sa prononciation est très important

C’est un peu la base, pour savoir ce que vous devez travailler, il faut connaître vos points faibles et les identifier. Pour cela, il faut se faire aider par quelqu’un qui maîtrise parfaitement la langue, idéalement un natif chinois.

La pire des choses que vous pourriez faire afin d’évaluer votre prononciation en mandarin, c’est de prendre un texte que vous ne connaissez pas, écrit uniquement avec des caractères chinois, et essayer de le lire.

S’il y a des problèmes, vous n’aurez aucune idée de la véritable cause. Par exemple, il peut y avoir des caractères ou des mots que vous ne connaissez pas, ou bien vous avez oublié à quel ton il se prononce.

Comme le but est d’améliorer la prononciation, et non pas votre capacité à comprendre les caractères chinois, vous pouvez très bien utiliser un texte simple et uniquement écrit en Pinyin. 

Voici donc les 5 étapes successives pour parfaire votre prononciation, et vous ne passez à l’étape suivante que si vous avez validé l’étape en cours.

1. Lecture des Pinyins

Certaines syllabes en mandarin n’existent pas en français. D’autres peuvent ressembler plus ou moins à des sons de votre langue maternelle, mais avec des différences subtiles.

Voici quelques points sur lesquels les étudiants ont le plus de difficultés.

Les syllabes commençant par « p », « t » et « k » doivent être expirées, sinon elles seront confondues avec celles commençant respectivement par « b », « d » et « g ». 

C’est pour cela qu’en français, un Chinois aura du mal à distinguer les mots « boisson » et « poisson », car pour lui le « b » et le « p » français sonnent quasiment pareil.

Il faut également bien travailler la distinction entre les sons « xi », « ji » et « qi », ou les sons « si », « shi », « zhi » et « chi ».

J’ai fait une série de vidéos sur la prononciation des Pinyin que vous retrouverez sur la chaîne YouTube de TopChinois.

2. Améliorer la prononciation des tons

Maintenant que vous connaissez les différentes syllabes du chinois sur le bout de la langue, attaquez-vous aux tons. C’est souvent ce qui pose problème chez les étudiants ; pourtant, prononcer correctement les tons, est indispensable pour bien se faire comprendre.

À cette étape, l’objectif est de travailler les tons un par un. Lorsque vous lisez un mot, découpez-le en syllabes et ne cherchez pas à faire des enchaînements de tons.

Le problème le plus courant est de prononcer des tons pas assez marqués, ce qui peut rendre difficile pour la personne avec qui vous parlez de savoir quel mot vous voulez utiliser, ce qui est souvent source de confusion.

Le ton le plus difficile à maîtriser est le second, celui qui monte. Souvent, les étudiants ont tendance à faire un ton trop plat, qui ne monte pas de façon marquée et qui peut facilement se confondre avec le premier ton (haut et plat).

Le troisième ton demande également un peu d’entraînement, car il doit descendre dans les graves avant de remonter.

3. Améliorer les enchaînements de tons

Nous passons au niveau au-dessus, il s’agit de lire non plus les caractères un par un, mais de lire les mots, et donc enchaîner les tons. Même si vous savez les prononcer individuellement, il y a des successions de tons qui ne sont pas faciles, car la voix doit se positionner successivement à des niveaux différents.

Au début, regroupez les caractères par mot et prenez un instant pour savoir comment bien articuler les tons et lancez-vous. Ne vous pressez pas, articulez correctement chaque ton, même si la lecture semble « découpée ». L’objectif est de vous habituer à faire ces changements de niveau de la voix.

C’est un exercice que l’on peut difficilement faire seul, car même si vous pensez que la prononciation est correcte, ce n’est pas toujours le cas pour l’oreille d’un natif. Il est indispensable de pouvoir se faire corriger.

Lorsque vous bloquez sur un enchaînement, relisez les caractères individuellement en les séparant et en marquant bien chaque ton. Puis tentez à nouveau de dire le mot en une seule fois.

Plus les enchaînements sont longs, avec des variations différentes et plus ils seront difficiles à prononcer. Ne vous découragez pas et faites des exercices régulièrement. C’est normal de ne pas y arriver dès la première fois.

4. Améliorer la lecture des phrases

Vous savez maintenant lire chaque mot, il est temps de se lancer dans la prononciation de phrases entières, de façon plus ou moins fluide. Et c’est une nouvelle difficulté à franchir. La raison principale est que vous essayez souvent de parler trop vite.

Sans s’en rendre compte, les étudiants essayent de parler aussi vite en chinois qu’en français, parce que cela est plus valorisant, cela donne l’impression que l’on sait parler de façon fluide. Or, en pratique, c’est souvent le contraire.

Ralentissez le rythme ! Parlez plus lentement ! 

Ne cherchez pas à avoir un débit de parole aussi rapide que les Chinois ; même avec quelques mois d’apprentissage de la langue, c’est tout simplement impossible.

Mieux vaut parler lentement et correctement, que de vouloir donner l’illusion que vous pouvez parler de façon fluide.

5. Apprendre à poser les mots dans une phrase

Lorsque vous arrivez là, c’est que votre prononciation est déjà très bonne (même s’il est toujours possible de s’améliorer). Le reste, c’est la cerise sur le gâteau.

Ce qui va faire la différence entre un natif et les personnes qui apprennent le chinois, c’est le rythme. 

Ce n’est pas une histoire de débit et de rapidité. Cela tient plus à des détails tels que les petites pauses qui sont faites à certains endroits, la façon de découper une phrase et de poser les mots.

C’est ce qui va faire la différence entre une expression orale scolaire et une expression orale naturelle.

On entre alors dans quelque chose de plus subjectif, qui ne peut s’apprendre qu’en écoutant les autres parler, que ce soit en rencontrant des natifs, en regardant des films ou des séries. 

Il faut arriver à sentir les choses, s’approprier une certaine façon de parler qui n’est pas la même que votre langue maternelle.

Conclusion

Bien que la langue chinoise ne soit pas aussi compliquée que certains le prétendent, elle présente des difficultés pour les francophones, notamment au niveau de la prononciation. Apprendre le chinois ne se résume pas à connaître des mots et former des phrases, mais à bien prononcer pour être compris. L’objectif initial n’est pas d’avoir une prononciation parfaite, cela vient avec le temps et la pratique. Cependant, une bonne prononciation n’est pas innée et nécessite un effort continu, ce qui est vrai pour toute langue étrangère.

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Les tons en chinois et pourquoi vous ne pouvez pas les ignorer

Avez-vous déjà essayé d’impressionner vos amis chinois avec vos compétences linguistiques, pour finir par complimenter accidentellement leur « cheval » au lieu de leur « mère ». Ou avez-vous essayé de parler de votre passion pour les pandas, alors qu’en fait vous parliez de vos poils sur le torse ? Si c’est le cas, vous êtes au bon endroit !

Les tons chinois sont un élément essentiel de l’apprentissage du chinois mandarin, et ils peuvent faire la différence entre une conversation décontractée et un malentendu hilarant. 

Dans cet article, nous allons nous aventurer dans le monde des tons et vous montrer pourquoi vous ne pouvez absolument pas les ignorer. Alors, attachez votre ceinture et préparez-vous aussi un peu à rire !


Les quatre tons principaux en chinois (et le mystérieux cinquième)

Examinons de plus près les quatre tons principaux et l’énigmatique cinquième, afin d’éviter ces maladresses dont nous venons de parler.


1. Premier ton : haut et plat (ā)

Il est haut, plat et régulier, comme une ligne plate sur un moniteur cardiaque. Par exemple, « mā » (妈), qui signifie « mère ».

Imaginez que vous dites bonjour à quelqu’un avec une voix calme. C’est le premier ton !

2. Deuxième ton : montant (á)

Ce ton démarre à une hauteur médiane et remonte, comme lorsque vous posez une question, « quoi ? », ou que vous vous interrogez, « hein ? ».

Par exemple má (麻) qui signifie « engourdi » ou « chanvre ».

3. Troisième ton : commence bas, descend encore plus bas, puis remonte légèrement (ǎ)

Imaginez que votre voix forme un léger U lorsqu’elle descend et remonte. C’est comme si vous descendiez un toboggan, que vous heurtiez une bosse et que vous remontiez à nouveau. 

Pour maîtriser ce ton, il est important de descendre assez bas, là où vos cordes vocales commencent à faire des grésillements. 

Exemple : mǎ (马) qui signifie cheval.

4. Quatrième ton : la chute (à)

Imaginez que vous venez de réaliser que vous avez oublié votre téléphone à la maison alors que vous êtes sur le chemin du travail. Vous dites alors « mince ! » ou « flûte ! ».

Le quatrième ton commence haut et descend rapidement, comme un lourd soupir de frustration.

Exemple : mà (骂) qui signifie gronder ou maudire.

5. Cinquième ton : neutre

Le dernier, mais non le moindre, est l’énigmatique cinquième ton. Il est le plus discret de la famille des tons en chinois. Il est neutre, et ne s’embarrasse pas des hauts et des bas des autres tons. 

Regardez « ma » (吗), la particule interrogative. C’est comme si elle disait : « Je suis juste là pour poser une question, ne vous occupez pas de moi ».


Les tons sont-ils vraiment si importants ?

Ce qu’il est essentiel de comprendre, c’est que la prononciation d’un caractère chinois est fonction à la fois de son pinyin mais également de son ton. Si vous changez le ton, c’est un autre caractère, un autre mot.

Il est courant d’entendre certaines personnes dire qu’il suffit de maîtriser la prononciation des pinyins pour que les Chinois comprennent, car le contexte aide à savoir de quoi on parle.

Dans une certaine mesure, c’est vrai. 

Par exemple, vous rencontrez quelqu’un et vous commencez à parler de la météo. Si vous dites xiàyú (下鱼) au lieu de xiàyǔ (下雨), tout le monde va comprendre que vous voulez dire qu’il pleut et non pas qu’il tombe des poissons !

De même, dans les chansons chinoises, plus de 90% des tons ne sont pas respectés. En effet, les mots vont suivre la mélodie et non leur ton intrinsèque, et pourtant les Chinois arrivent bien à comprendre le sens des paroles.

Mais ce qui est valable pour une chanson ne l’est pas dans une conversation courante.

Il n’est pas toujours facile, pour un français, de comprendre l’effet d’un mauvais ton sur la compréhension orale. En fait, c’est comme si quelqu’un prononçait les mots de façon légèrement différente. 

Par exemple, s’il prononçait « orage » à la place de « orange », ou « jeune » à la place de « jaune ».

Dans certains cas, vous allez arriver à comprendre, mais il vous faudra un effort de concentration pour suivre la conversation, surtout s’il y a des erreurs sur quasiment tous les mots.

Dans d’autres cas, ce sera plus dur. Si « jaune » et « jeune » sont prononcés pareil, quand on dit « un oiseau jaune/jeune », est-ce que l’on fait référence à la couleur ou bien à son âge ?

Vous commencez à comprendre toute l’importance des tons dans la langue chinoise !

» Évitez ces 10 erreurs dans votre apprentissage du chinois

» Comment surmonter sa peur de faire des erreurs en chinois ?


Malentendus amusants sur les tons

Les tons sont essentiels dans l’apprentissage du chinois. Une erreur de ton ne rend pas la communication impossible, mais elle la rend plus difficile.

Certaines erreurs sont plus graves que d’autres. Parfois cela peut sonner bizarre, parfois il peut s’agir d’un autre mot. Et si vous n’avez pas de chance, cette erreur de ton se transforme en une situation drôle ou embarrassante.

Voici 5 exemples concrets, des pièges dans lesquels il est très facile de tomber !


水饺(shuǐjiǎo, raviolis) et 睡觉(shuìjiào, dormir)

Si dans un restaurant vous voulez commander des raviolis 水饺(shuǐjiǎo), prononcez bien les deux troisièmes tons, sinon la serveuse va croire que vous êtes fatigués et que cherchez une chambre pour dormir 睡觉(shuìjiào).

我要水饺 (wǒ yào shuǐjiǎo) : je veux des raviolis

我要睡觉 (wǒ yào shuìjiào) : je veux dormir

 

(wèn, demander) et (wěn, embrasser)

Ce sont tous les deux des verbes qui sont suivis d’un nom, et demander quelque chose à quelqu’un n’est pas la même chose que de vouloir l’embrasser !

我可以问你吗?(wǒ kěyǐ wèn nǐ ma?) : puis-je te demander ?

我可以吻你吗?(wǒ kěyǐ wěn nǐ ma?) : puis-je t’embrasser ?

 

熊猫(xióngmāo, panda) et 胸毛(xiōngmáo, poils du torse)

Même si le contexte permet souvent de lever l’ambiguïté, cette confusion de tons fera souvent sourire votre interlocuteur !

我喜欢看胸毛(wǒ xǐhuān kàn xiōngmáo) : j’aime regarder les poils sur le torse

我喜欢看熊猫(wǒ xǐhuān kàn xióngmāo) : j’aime regardé les pandas

 

汉语(hànyǔ, langue chinoise) et 韩语(hányǔ, langue coréenne)

Si vous voulez demander à un Chinois de vous enseigner sa langue maternelle, ne dites pas :

你可以教我韩语 (nǐ kěyǐ jiào wǒ hányǔ)

Car vous venez de lui demander s’il peut vous apprendre le Coréen ! Cela devient encore plus amusant s’il répond :

我不会韩语 (wǒ bù huì hányǔ, je ne parle pas Coréen)

Et que vous comprenez :

我不会汉语 (wǒ bù huì hànyǔ, je ne parle pas Chinois) !

 

西服(xīfú, costume) et 媳妇(xífù, femme)

Cette erreur de ton peut rapidement devenir embarrassante :

新西服很漂亮 (xīn xīfú hěn piàoliang) : le nouveau costume est beau

新媳妇很漂亮 (xīn xífù hěn piàoliang) : la nouvelle épouse est belle


Maîtriser les enchaînements de tons est le plus difficile

Apprendre à bien prononcer individuellement les tons de chaque caractère est déjà un exercice qui demande un peu de travail et de temps. Ce n’est pas quelque chose d’inné pour les français, sauf à avoir déjà appris une autre langue tonale (car les tons ne sont pas une exclusivité du chinois !).

Certains y arrivent plus vite que d’autres, mais il ne faut pas se décourager. Le plus important est de se forcer à prononcer les tons dès les premières heures de votre apprentissage du chinois. C’est un réflexe qu’il faut avoir.

Il est également important de se faire accompagner et se faire corriger. Car parfois vous pensez bien prononcer, alors que cela sonne bizarrement dans l’oreille d’un Chinois.

C’est d’autant plus important lorsque vous devez enchaîner les tons dans une phrase de façon fluide. Même si vous savez bien prononcer chaque caractère individuellement, les enchaîner demande un peu de travail.

C’est comme lorsque vous apprenez à jouer d’un instrument de musique. Vous savez rapidement jouer différentes notes, mais jouer un morceau de façon fluide est plus compliqué. Vos doigts doivent se poser rapidement au bon endroit sur les touches du piano ou sur les cordes de la guitare.

C’est la même chose pour les tons, la voix doit successivement se placer à des hauteurs différentes, monter, descendre.

Mon conseil de professeur : au début, ralentissez le rythme ! Beaucoup d’élèves essayent de parler aussi rapidement en chinois qu’ils parlent en français. Au début, c’est impossible d’avoir à la fois une bonne prononciation et un débit de parole important.

Il faut accepter de parler len-te-ment, ne pas hésitez à séparer chaque syllabe pour bien marquer les tons. Lorsque vous êtes à l’aise, essayez d’aller un peu plus vite, mais ne brûlez pas les étapes.

Voir notre article : 5 étapes pour améliorer sa prononciation en chinois


Apprenez le ton en même temps que le mot

Lorsqu’ils apprennent de nouveaux mots de vocabulaire, beaucoup d’étudiants se focalisent en priorité sur le pinyin et font souvent l’impasse sur le ton. En progressant, ils se rendent alors compte des problèmes que cela pose, et doivent à nouveau réviser tout leur vocabulaire pour intégrer les tons.

Mémoriser les tons n’est pas toujours facile, c’est même souvent un exercice difficile. 

Une astuce est d’associer la prononciation du ton à un geste. Lorsque vous prononcez un mot (à haute voix de préférence, vous le mémoriserez mieux), mimez le ton avec votre main ou un doigt, à la manière d’un chef d’orchestre.

N’ayez pas peur d’être ridicule, et vous verrez que cela fonctionne ! Votre cerveau va associer le son et le mouvement. Vous allez plus facilement vous rappeler d’un geste de la main qui monte (représentant le deuxième ton) que du numéro du ton.

Lorsque vous débutez en mandarin, n’hésitez pas non plus à exagérer la prononciation des tons. Cela peut vraiment aider à les mémoriser.

Enfin, ayez toujours un dictionnaire à proximité lorsque vous avez un doute, et vous en aurez souvent. Ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal d’oublier certains tons, surtout pour les mots que vous n’utilisez pas souvent ou que vous avez appris récemment.

Cela m’amène à un dernier point, qui est souvent inconnu ou négligé par les étudiants : il faut apprendre les tons des mots et non pas des caractères.

Cela concerne les mots composés de 2 caractères ou plus. Leur prononciation n’est pas toujours celle des caractères individuels. Il est notamment courant que le dernier caractère se transforme en ton neutre.

Par exemple, le mot 时候, qui signifie une « période de temps », se prononce shíhou et non pas shíhòu. Même si 候(hòu) se prononce au quatrième ton, dans le mot 时候 il se prononce au ton neutre.

Vous allez me dire que c’est un détail. Oui, mais ce sont ce genre de détail qui fait que vous serez parfaitement compris, que vous aurez une belle expression orale et que les Chinois natifs auront plaisir à parler avec vous.


Conclusion

Alors que nous arrivons au terme de cet article, il est essentiel de rappeler l’importance des tons dans la communication en mandarin. Ils sont la clé pour se faire comprendre, et les maîtriser vous aidera non seulement à éviter les malentendus amusants, mais aussi à renforcer votre confiance lorsque vous parlez avec un natif Chinois.

Je mets à disposition plusieurs cours en e-learning sur les bases de la prononciation du chinois mandarin. Que vous soyez un grand débutant ou que vous ayez déjà quelques connaissances, ces cours constituent des bases solides pour votre apprentissage. Et en plus ils sont gratuits !

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Le Pinyin, bien plus qu’un alphabet chinois

Un des traits les plus distinctifs de la langue chinoise est son système d’écriture qui n’est pas phrénique mais basé sur des idéogrammes. C’est aussi une des difficultés de l’apprentissage du chinois, il faut mémoriser des milliers de caractères qui ne donnent que peu d’informations sur la façon dont ils se prononcent. Heureusement, le système Pinyin a été pensé pour faciliter cet apprentissage.


Premiers contacts de l’écriture chinois avec le monde occidental

Il fait tout d’abord comprendre que dans les temps anciens, la façon de prononcer les différents caractères chinois se faisait essentiellement à l’oral, avec d’ailleurs des spécificités régionales. Il n’y avait aucun support permettant de savoir comment se prononçait un caractère.

Au 16e siècle, un missionnaire Jésuite du nom de Matteo Ricci arrive sur les côtes de Macao. Il a été la première personne à tenter de « romaniser » le chinois, c’est-à-dire de l’écrire avec nos caractères occidentaux.

Au fil du temps, d’autres systèmes ont vu le jour, tels que le Wade-Giles dont il reste encore des traces dans des mots tels que « Kung fu » ou « Tai chi ». Mais la plupart de ses systèmes étaient imparfaits.



Les raisons de la naissance du Pinyin

A la fin du 19e siècle, la dynastie Qinq est confrontée à une alphabétisation majeure de la population chinoise. Les officiels pensaient que la principale raison était la complexité du système d’écriture chinois. 

Certains pensaient même qu’il fallait abandonner les sinogrammes et passer à un système phonétique basé sur un alphabet. Plusieurs tentatives de systèmes de romanisation ont été développées et si aucun n’aura réussi à percer, ils auront jeté les bases de ce qui allait devenir le Pinyin.

Malgré la chute de la dynastie Qing en 1912, les efforts pour réformer la langue chinoise ont continué, mais sans succès. Lorsque le Parti communiste est arrivé au pouvoir en 1949, il se retrouva dans la même situation qu’un demi-siècle plus tôt : un pays sous-développé et une population majoritairement illettrée. 

Une réforme pour moderniser la langue est à nouveau lancée, en priorisant deux axes : la simplification du tracé des caractères les plus courants, et la conception d’un système d’écriture phonétique.

Après 3 ans de travail, le système Pinyin a officiellement été présenté en 1958.


Qu’est-ce que le Pinyin ?

Tout d’abord, le Pinyin n’est pas un système d’écriture, il n’a pas pour but de remplacer les caractères chinois. Le Pinyin est une standardisation de la prononciation des caractères. Il indique comment doit se prononcer un idéogramme, qui par nature n’est pas phonétique.

En Chinois, chaque caractère correspond à une syllabe. L’idée du Pinyin a été de décomposer chaque syllabe en 3 éléments :

– Un son initial, généralement une consonne

– Un son final, contenant au moins une voyelle

Un ton, représenté par un accent sur la voyelle (par exemple : ā, á, ǎ et à).

Le pinyin est ainsi une façon de représenter les caractères chinois et d’exprimer les sons de la langue chinoise en utilisant l’alphabet. S’il existe d’autres systèmes, le pinyin est aujourd’hui le plus accepté et le plus utilisé. 



Pourquoi le Pinyin est important ?

Le Pinyin est aujourd’hui utilisé dans les écoles chinoises pour enseigner la prononciation des caractères aux élèves. Il a également grandement simplifié l’apprentissage de la langue pour les étrangers. Le Pinyin est la partie la plus importante et la plus fondamentale de l’apprentissage du chinois. Il permet aux étudiants de se concentrer sur leur prononciation, tout en leur permettant de lire de façon plus simple qu’avec les idéogrammes. Une fois que vous aurez bien appris le pinyin, vous aurez des solides bases sur la prononciation du mandarin.  Les Chinois utilisent également tous les jours le Pinyin pour taper du texte sur un ordinateur ou un smartphone. En revanche, ce système ne remplacera jamais les caractères chinois, ce n’est pas son but et ce ne serait pas pratique du tout. En effet, il n’existe qu’environ 400 sons dans la langue chinoise, et des dizaines de milliers de caractères. Beaucoup se prononcent ainsi pareil, et les caractères restent l’unique moyen de savoir de quoi on parle !

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Formation complète d’alphabet en chinois

Nǐ hǎo ! Boenvenu dans notre classe de Pinyin du chinois. Vous êtes débutant du chinois ? Je vous propose de commencer l’apprentissage par le Pinyin. Maîtriser la prononciation est la base essentielle pour entrer le niveau suivant. Voici 8 cours de Pinyin, après avoir apprendre ces cours systématiques pas à pas, vous allez le maîtriser facilement


« 你好 » (Bonjour) est transcrit en « nǐ hǎo » en Pinyin. Le Pinyin est constitué de 3 parties : les initiales (les consonnes), les finales (les voyelles) et les tons chinois. Cliquez le titre vert au-dessus pour regarder le vidéo. Bon cours ! 🤗


Dans ce chapitre, vous allez apprendre les tons chinois. Il existe en chinois 4 intonations distinctes, soit les 4 tons, tels que ā, á, ǎ, à, et le tons neutre, comme : a.


Dans ce cours, vous allez apprendre les 6 voyelles essentielles du pinyin et connaitre une nourriture spéciale chinoise: oeuf de cent ans 🥚 🤭


Dans ce cours, vous allez apprendre les voyelles composées du Pinyin : ai an ao ei en ou er eng ang ong. Allez ! Vous avez déjà appris 4 cours, superbe ! 😉


Dans ce cours, vous allez apprendre les voyelles : ia ie iu in iao ian ing iang iong, ua uo uai ui uan un uang, üe üan ün. En plus, on va découvrir ensemble les nouilles chinoises !! 🍜


Dans cette vidéo, vous allez apprendre à prononcer les consonnes : b p d t g k f l m n et à distinguer les initiales aspirées et les initiales non-aspirées. 👩🏻‍🏫 Bon courage ! 😊


Dans cette vidéo, vous allez apprendre les consonnes : j q x, z c s, zh ch sh, et y w. Ce sont les sons les plus durs du Pinyin. C’est cool, si vous vous insistez jusqu’à ici ! 👍


Dans ce cours, nous avons rassemblé les 10 erreurs les plus fréquentes du pinyin par les francophones. Bravo ! Vous avez réussi jusqu’au dernier bout ! Génial 🥳


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